Généralité sur BFME 1

L'Annonce

Le 22 Septembre 2003, Electronic Arts annonce leurs prochain STR, a savoir "La Bataille pour la Terre du Milieu". sur les films de Peter Jackson. L'équipe de développement est la même que celle ayant travaillée sur Generals et Heure H, tandis que le moteur graphique sera toujours SAGE, mais bien entendu optimisé et retravaillé.

Date de Sortie

Le jeu est sortie le 9 Décembre 2004 en France.

Configuration

Voici la configuration minimale nécessaire pour jouer :

  • Système d'exploitation : Windows 2000 / XP
  • Processeur : 1.3 GHz (AMD Athlon ou Pentium 4)
  • Mémoire : 256 Mo DDR (512 vraiment nécessaire)
  • Disque dur : 3.5 Go
  • Carte graphique : 32 Mo Direct 3D (64 largement recommandé)
  • Lecteur DVD : 8x
  • Carte son : Compatible DirectX 9.0b
  • DirectX : 9.0b (mise à jour lors de l'installation)
  • Réseau local : Compatible TCP/IP (jusqu'à 8 joueurs)
  • Internet : 56k (ADSL 512k recommandé)
  • Clavier et souris nécessaires
  • Modes de Jeu

    Mode Solo

    Il est assez restreint et classique, il n'y a que 2 possibilités : incarner les forces du bien ou du mal, avec quelques passages de RPG pur (dans les mines de la Moria, la tentative de capture du porteur de l'Anneau par les Ourouk d'Isengard ou lorsque Sam doit sauver Frodon d'Arachne). Vous parcourrez toute la Terre du milieu, sur des lieux aussi diverses que la foret de Fangorn, le gouffre de Helm ou les terres de Rhûn. Les campagnes ne sont pas linéaires, et vous pouvez choisir d'aller directement à l'essentiel ou alors nettoyer toute la carte de vos ennemis au sein de missions annexes. A noter que les unités qui survivent à une mission vous accompagnent dans la suivante, ce qui est intéressant vu que les unités peuvent monter en niveau. Et une unité de niveau 6 annihile à elle seule 3 ou 4 unités ennemies de niveau 1 !

    La campagne est aussi parsemée de cinématiques de vue dans le jeu, un peu comme dans Warcraft, mais la qualité n'est pas vraiment au rendez-vous, par rapport aux cinématiques plus réussies des jeux actuels - je pense notamment à celles de WoW ;)

    Enfin, pour clore ce mode solo, vous pouvez vous entrainer contre l'ordinateur en mode Escarmouche qui permet de jouer en allié ou en ennemi contre un ou plusieurs ordinateurs en incarnant la civilisation de votre choix. Le nombre de cartes est relativement important. Un bon point que l'on ne retrouve pas forcément dans certains derniers RTS.

    Mode Multi joueurs

    Vous pouvez aussi essayer de coller une volée à votre voisine de palier sur Internet (vous savez celle qui passe systématiquement l'aspirateur le jour où vous avez decidé de faire la grasse matinée).
    Il est ainsi possible de créer des parties rassemblant jusqu'à 8 internautes.
    Pour cela, le jeu dispose d'un serveur intégré. Le seul hic c'est que c'est sûrement le plus mauvais serveur multijoueur qu'il m'ait été donné de voir : pas de salon privé, et un detail très énervant : lorsque vous êtes sur un salon de discussion et que vous allez regarder la liste des parties, vous quittez le salon. C'est à dire qu'on ne peut pas jongler entre les 2 écrans, et que lorsque vous revenez sur le salon de discussion, tout ce qui a été dit pendant votre absence n'est pas marqué. C'est comme si vous rentriez pour la 1ere fois dans le salon. C'est aussi très penible quand vous avez créé votre partie et que vous voulez y inviter des joueurs. Impossible de retourner sur le salon de discussion sans quitter votre partie.
    Le système de classement donne votre classement sous forme de rang. Pour consulter votre nombre de points, il faut se rendre sur un site spécifique.
    Un seul mode de victoire est possible, l'anéantissement total de votre adversaire, ce qui peut se particulièrement rebarbatif si votre adversaire joue le gondor et qu'il se terre chez lui avec moult archers et trébuchets. Les parties peuvent donc s'éterniser.
    L'équilibrage entre les races n'est pas bon, mais quoi d'étonnant pour un jeu avec des races si différentes.

    Les Peuples

    Le Gameplay

    Le jeu est très facile à prendre en main, du fait de la simplicité du coté économique : on pose quelques fermes, un bâtiment militaire et c'est parti pour la production d'unités. Heureusement que la diversité des cartes est là pour donner un peu de punch à un départ somme toute très mou.
    Les formations des unités qui leur confèrent différents bonus accompagnés de malus (ex : la formation en ligne des piquiers donne +25% armure mais aussi -40% vitesse) permettent de pimenter les combats. En revanche, les unités ne répondent pas toujours très bien aux ordres, et elles ont une certaine tendance à la passivité (une unité qui se fait tirer dessus ne va pas réagir).

    Mis à part la formation de groupes et la selection des héros à l'aide d'icônes à leur effigie en bas d'écran, la gestion des combats ne peut se faire qu'en sélectionnant directement une unité sur le champ de bataille. Il vous faudra compter sur votre precision à la souris pour sortir un troll abîmé des premières lignes du front. Dommage qu'ils n'aient pas prévu cela. A part les numéroter (CTRL+1...9) il est très difficile de repérer qui tire sur qui. Aussi, une fois groupé, un groupe ne se dégroupera plus jamais.

    Tout comme dans Warhammer 40000, on peut équiper une unité avec une armure améliorée, des flèches enflammées, etc ... moyennant un certain coût, et si cette amélioration a été recherchée dans l'armurerie. Les héros ont bien entendu un rôle crucial et ils devront être micro-gérés avec soin pour faire le maximum de dégâts. (Chaque Héros apporte une Aura ou des pouvoirs qu'il confère aux unités voisines).

    Un jeu donc grandement basé sur la micro-gestion lors des combats alors que les repères sont difficiles lorsque votre armée grandit. Le seul problème c'est qu'il faut une configuration très puissante pour faire tourner ce jeu, et à moins d'avoir une bête de course, attendez vous à des ralentissements gênants, plus le nombre d'unité augmente sur la carte. La micro en est grandement amoindrie, et on se retrouve plutôt en spectateur devant de grosses tueries qu'en chef d'orchestre d'une bataille finement menée. Décevant.

     
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